Commode de port landernéenne en acajou

Louis XIV / 18e siècle

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Style : Louis XIV

Époque : 18e siècle

Certificat d’authenticité : Oui

Dimensions : l 131 × H 82 × P 69 cm

Disponibilité : Vendu

Description :

Rare commode Mazarine en acajou de Cuba ramageux massif, galbée en façade et ouvrant par trois rangs de tiroirs.

Très bel état d'origine des bois, plateau, façade et côtés, tout d'acajou massif,finition en vernis-ciré conservant la patine d'origine. 
Garniture de bronze et serrures en fer d'origine

Landerneau - milieu du XVIIIè siècle.

Faisons donc en préambule un peu de "bruit dans Landerneau », ne pas en faire serait prendre le risque d'être pris pour incompétent, puisqu'en effet ce modèle de commode, très particulier, est par ailleurs presque toujours donné à tort pour Saint-Malo. Il serait donc temps de rendre à Landerneau ce qui lui appartient, d'autant que les deux grands ports bretons sont aux deux pôles opposés de la Bretagne (nous avons pourtant pu lire : "commode de Landerneau, tout près de Saint-Malo" à l'échelle du monde sans doute, mais à l'échelle de la Bretagne c'est beaucoup moins exact). Quand une commode de Brest nous est donnée pour Saint-Malo par un négociant de la côte d'Azur passe encore, mais quand c'est le fait de commissaires-priseurs ou d'antiquaires bretons cela fait tout de même désordre.
Reconnaissons cependant, et c'est bien naturel, à ce modèle léonard quelques traits communs avec celui du pays malouin, et particulièrement avec celui du type Louis XIV : les tiroirs supérieurs à fleur de plateau, les côtés lisses le plus souvent, l'utilisation fréquente d'un acajou foncé, et enfin ajoutons à celà que certaines commodes de Landerneau se sont retrouvées parées, quelquefois même dès l'origine, de poignées de tirage à plaquette malouines, ce point en particulier finissant d'entretenir la confusion, même si c'est le cas aussi, rappelons le, pour des commodes de la côte atlantique, y compris bordelaises. Notons cependant que la liste des différences serait beaucoup plus longue. Le Malfoy déjà, établissait sur une même planche la distinction entre le modèle de Basse Bretagne et le modèle de Haute Bretagne. Le modèle référent est la commode qui meuble aujourd'hui la Maison de la Fontaine-Blanche à Landerneau, et c'est avec un certain plaisir que nous constatons que notre commode est quasiment sa jumelle.

Elle représente le parfait archétype : bel acajou sombre, somptueux montants en consoles renversées aux bois entièrement sculptés, riche ornementation de bronze Louis XV. Ses lignes douces et épurées, la douceur de grain du Cuba, sa puissance et sa prestance de commode Mazarine en font l'une des plus "classieuses" commodes de port qui soit. A deux pas de la rue de la Fontaine-Blanche, l'ouverture prochaine de la Maison de la Duchesse Anne ou Maison de la Sénéchaussée, ancien hôtel des Rohan, permettra enfin au public, avec ses collections, d'en apprendre davantage sur ce mobilier spécifique encore secret.

Le plateau, mouluré sur son pourtour d'un bec-de-corbin qui épouse les formes de la commode, est fabriqué sans emboîtement et, comme souvent sur les commodes de qualité de Landerneau, quasiment d'une seule large planche (ici de 58,5 cm), la seconde plus étroite et placée à l'arrière y est parfaitement jointe en rainure et languette et s'harmonise parfaitement. On y observe également l'absence de chevilles, signe d'un montage soigneux, celles-ci se trouvent de chaque côté des traverses latérales et traversent leurs mortaises en serrant des tenons fixés au revers du plateau. La commode léonarde présente toujours trois tiroirs sur trois rangs aux bords ourlés d'un quart-de-rond. Les montants, fort richement sculptés, constituent la grande originalité de cette commode, à coins ronds à ressaut, évidés pour mettre en valeur un mouvement en S à feston, un beau fleuron à chutes lancéolées puis un second en dessous, un large fourreau d'acanthe qui s'épanouit au surplomb d'un pied en forme de sabot animal, nervuré et sommé d'une palmette.C'est la base du montant qui donne un raffinement certain à cette commode, le décrochement en pied Mazarin délicatement sculpté la distingue comme étant l'une de ces commodes d'apparat meublant autrefois l'hôtel particulier d'un des riches négociants de Landerneau. Les côtés sont lisses et dits "en miroirs", leur base reprend l'esprit du tracé de la découpe de la traverse de façade. La traverse basse est d'une grande élégance, bordée d'une moulure baguette qui se raccorde à la base des pieds, sa découpe adoucie très Régence fait écho au galbe harmonieux de la commode. 

Les bronzes enfin sont d'un superbe modèle Louis XV, délicatement traités en asymétrie et bien ciselés.​

 

DESCRIPTIF ET PHOTOS  COMPLEMENTAIRES  SUR NOTRE SITE PERSONNEL
( Onglet "Catalogue" puis lien "Visiter le site internet")

Philippe Glédel

Philippe Glédel

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